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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 12:24

P1150580.JPGCinq ans plus tard, nous voilà une nouvelle fois devant la même équation.

Mauvais en math, la dernière fois, j'ai choisi la solution de facilité en rendant une copie vierge : j'ai voté blanc. Nous avions besoin d'affirmer notre indépendance face à une droite qui n'avait vraiment pas besoin de nous et une gauche menée par l'un des plus piètres finalistes depuis le début de la cinquième république.

Cette fois-ci, la donne n'est plus la même.

La gauche et François Hollande vont remporter haut la main les élections d'ici quelques jours.

Le Centre est sorti encore plus affaibli qu'il ne le fut il y a cinq ans. Quel paradoxe pour nous qui n'avons jamais été aussi respecté.... repoussé, mais respecté !  *

La gauche nous adoooore. Nous sommes polis, respectables, ne pouvons pas leur nuire et acceptons de nous faire envoyer ch.. depuis 5 ans par les deux camps omnipotents. Le top !

Nous ne soutenions pas la droite et attendions poliment que les socio démocrates de gauche daignent faire un signe. Il n'en fut rien.

A droite, c'est un autre style. On adooooore également les centristes quand ils ferment leur g..., ne font pas de bruit et votent sans faire de remarques désobligeantes pour leur candidat. A ce titre, Hervé Morin est parfait. Il rue de temps en temps dans les brancards mais une petite claque sur les fesses et otut rentre dans l'ordre.

 

Ainsi, au soir du premier tour, j'étais devant ma télé, comme des millions de centristes, un peu fatigué de voir à quel point la politique doit être caricaturale pour payer. Mélenchon s'est rangé dérrière Hollande, fermant définitivement la porte à nos rêves de social démocratie tandis que Sarkozy entamait sa danse du ventre devant les électeurs du Front National dont je maintiens qu'une grande partie d'entre eux sont des simplets, un peu rougeots.

Et nous ?

La tentation fut forte de voter une nouvelle fois blanc, un nouveau "non choix" pour cinq ans. Rapidement, j'ai exclu cette hypothèse. Nous n'avons plus à prouver notre indépendance d'esprit. Nous avons payé plus cher que tous les donneurs de leçon en disparaissant, scrutin après scrutin de quasiment toutes les collectivités locales et de tous les hémicycles. Il est si facile au PS ou à l'UMP de se porter en donneurs de leçon. Seul le Centre a maintenu son indépendance au prix de sa quasi-disparition, au profit d'un bipartisme qui va donner d'ici quelques jours un impératif de réussite jamais connu auparavant.

Voter blanc à chaque élection, ne serait-ce pas devenir un peu anarchiste ? me suis-je dit !

Il fallait donc choisir.

François Hollande est un homme intelligent, sympathique et de gauche

Nicolas Sarkozy est un homme vif, responsable, pas sympathique voir puant et de droite.

Evidemment, vu sous cet angle, le choix est vite fait. Je vote à gauche et, à la manière d'un Morin et consorts en 2007, je vais ensuite voit le gagnant en lui disant que j'ai été bien gentil afin qu'il me lâche un nonosse.

Ce n'est franchement pas mon caractère.

Je suis donc revenu à mes fondamentaux pour faire mon choix. Je suis pour plus de travail, contre les 35 h réglementés par la loi, pour le droit de travailler plus et plus longtemps, contre l'obligation de partir à la retraite sur ordre et pour que l'on puisse choisir de partir plus tôt. Je suis pour la règle d'or instituant l'impossibilité de voter un budget de fonctionnement en déficit. Je suis pour le fédéralisme. Je suis contre l'augmentation du cout du travail qui stigmatise otujours plus les salariés les plus modestes qui ne peuvent suivre la demande de otujours plus rentabilité consécutive à la hausse du cout du travail. Je suis pour la liberté d'entreprendre.

Je suis également pour l'ouverture de nos frontières aux hommes et aux femmes qui ont envie de participer à la vie de notre pays, je suis pour la hausse de la TVA afin de protéger notre production et notre système de protection sociale à la française.

Fort de tout ces points, un problème majeur s'est présenté : la course de Sarkozy après les voix de Le Pen. Cette course me débecte d'autant plus que l'autre camp se livre au même cirque, arguant qu'une partie de cet électorat franchouillard et aviné vient de gauche. Ben tiens, fais ce que je te dis, pas ce que je fais.

Les deux  camps étant aussi faux-c.. sur le sujet, je prends donc mon parti de choisir Nicolas Sarkozy, tout simplement parce que le socle de mes valeurs de fonctionnement de notre économie est plus à droite qu'à gauche.

Les socialistes diront que je ne suis plus centristes et les umpéistes diront que je suis revenu dans le droit chemin. Parfois, c'est vraiment triste la politique.... à suivre.  

 

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Published by Olivier LAURANT - dans Présidentielle 2012
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commentaires

PEPERE 30/04/2012 15:20

Parlons chiffon !
A part Jean-Charles De Castelbajac,personne n'a jamais osé marier l'orange et le rose,certains avaient le front..... d'oser le marine,mais finalement le plus classsique c'est de rester marron !
Oh range,Oh désespoir mais qu'ont ils donc fait pour cette FANNY !

Olivier LAURANT 07/05/2012 16:42



Rien à dire 20/20 !!



Joëlle 27/04/2012 10:27

"je maintiens qu'une grande partie d'entre eux sont des simplets un peu rougeots" - "une partie de cette électorat franchouillard et aviné" : .... "heureux les simples d'esprit le royaume des cieux
leur appartient"

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