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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 12:27

Sarko-Borloo-2420.jpgAu moment où Jean-Louis Borloo semble s'habituer au costume de présidentiable et prendre sa vitesse de croisière, paradoxalement, il n'a jamais été aussi fragilisé dans sa candidature.

Pourtant, Jean-Pierre Raffarin hier, et d'autres dans les jours précédents, à commencer par la Confédération Centre droit des Radicaux et du Nouveau Centre, semble faire bloc derrière lui.

En réalité, tout se joue actuellement en coulisse. L'UMP augmente sans cesse sa pression sur les parlementaires radicaux et centristes sur l'air bien connu du "ralliez-vous ou mourrez". La sanction d'un soutien à une candidature centriste à la présidentielle est à présent bien connue. On l'a découverte en 2007 lorsque les parlementaires qui avaient refusé de se rallier à Sarkozy avaient vu des candidatures UMP, ou diligentées par ces derniers, fleurir dans leur circonscription. Résultat, exit Anne-Marie Comparini, Gilles Lartigue et bien d'autres, coupables d'être restés fidèles à Bayrou.

Le système électoral français est ainsi fait qu'il rend prépondérante l'étiquette politique à la législative qui fait suite immédiate à la présidentielle. Il n'y a plus de place pour les candidats ne représentant pas l'un des deux finalistes.

 L'UMP le sait bien et se fait fort de le rappeler sans cesse aux parlementaires radicaux, effrayés d'avoir osé quitter le nid douillet UMP à la fin du printemps.

 

C'est pourquoi, plus que jamais, et bien que ne remettant pas en cause l'honnêteté intellectuelle de Borloo ou son envie de proposer une alternative à droite, plus sociale et responsable, je ne pense pas qu'il ira au bout, de peur d'être marginalisé comme l'a été Bayrou depuis 4 ans. Il abandonnera sa candidature avec la promesse d'aller à Matignon en 2012. C'est une option politique qui peut être respectable dans la mesure où il ne s'avèrera pas être un simple faire valoir qu'on éjectera à la première incartade.

 

Dans quelques mois, nous saurons si François Bayrou avait vu juste en acceptant sa traversée du désert. Faut-il accepter de ne plus peser dans la vie politique française autrement que d'un point de vue moral, de ne plus avoir aucun pouvoir de décision pour, à ce prix, espérer devenir le numéro un ?

Je souhaite grandement qu'il ait vu juste. Dans le cas contraire, la France se prive de l'un de ses meilleurs politiques à la seule raison qu'il n'y a plus de place que pour les deux partis dominants et les extrêmes, berceaux de toutes les frustrations créées par ces mêmes partis dominants.

 

Les Centristes et démocrates devront choisir entre ces deux options au cours de l'année qui vient. Ce n'est pas simple.

A suivre.

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Published by Olivier LAURANT - dans Présidentielle 2012
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commentaires

Michel 19/07/2011 17:52


Pour moi centriste pur et dur, le choix d'un Centre fort c'est-à-dire absolument indépendant, est fait depuis longtemps.

Si les électeurs ne veulent pas de cette troisième voie, tant pis pour la France. Pour ma part, dans cette hypothèse, je serai, encore et toujours, souvent amené à voter blanc au second tour. Vive
le vote blanc en tant que suffrage exprimé !


Olivier LAURANT 20/07/2011 12:56



Tu as tout à fait raison. Le vote blanc reconnu en tant que suffrage exprimé permettrait de peser sur les élections en mettant en relief l'absence d'offre correspondant à la politique que
souhaiterais les électeurs. Actuellement, un élu au second tour avec 30% de votant n'hasite pas à se targuer de représenter la majorité des électeurs alors qu'il n'en représente que le 6ème...



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