Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 09:15

ledoux-herbillon.jpgPolitiquement, la bienséance est actuellement la suivante :

"Je suis de gauche et je trouve cela moderne, génial et la seule voie pour sortir le département de l"ornière" ou "je suis de droite et je trouve cela politicien, inutile et accouché des suites d'un déni de démocratie" (cf la réunion des maires sedanais et carolo au Ministère à Paris).

Tout juste, certains élus de droite comme JL Warsmann osent-ils reconnaitre l'intérêt tout en pointant du doigt la méthode.

Pour ma part, je n'ai pas de réserve sur la mise en route de cette grande communauté d'agglomération.

Sedan - Charleville, c'est un quart d'heure de trajet par l'autoroute pour rejoindre les deux (seules ?) villes les plus importantes du département.

Politiquement, elles ont toutes les deux la même couleur politique, ce qui offre l'avantage d'une entente plus rapide et de réserves moins importantes (elles existent déjà et existeront encore plus au moment de la mise en place de la gouvernance mais cela, c'est humain !).

Economiquement, une grande partie de l'activité départementale est concentrée sur cet axe. L'idée d'ajouter Bazeilels d'un côté et Tournes de l'autre est tout à fait cohérente ; tout juste peut-on regretter pour l'instant la difficulté à rejoindre Tournes en passant par la préfecture, mais tout cela devrait se remédier d'ici quelques années.

 

Plus particulièrement, outre la manne financière, je vois à travers cette grande interco, l'avantage d'une gestion d'infrastructures et de grands projets qui devra nécessairement dépasser les intérêts de la commune centre comme on peut parfois le ressentir aujourd'hui.

Avouons que nombre de projets actuellement financés par les EPCI aujourd'hui en place sont plutôt nés dans le bureau des mairies des présidents de ces EPCI respectives plutôt qu'en conseil communautaire !

C'en serait fini de cette tentation. Il faudra apprendre à vivre avec le voisin et trouver le juste compromis acceptable par les sedanais et les carolopolitians. Le compromis sera de mise.

On pourra alors juger la véritable utilité de cette union à l'aune des résultats : compromis mous et sans saveur ou compromis novateurs et productifs pour nos Ardennes ?

A suivre !

Repost 0
Published by Olivier LAURANT - dans Communauté de communes
commenter cet article
24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 09:24

Didier et ClaudineAvant que quiconque ne se dise "ça y est, y va encore faire le réfractaire !" , je vous livre clairement mon sentiment sur le sujet : ce rapprochement est une bonne chose pour les Ardennes.

C'est dit. A présent, je peux commencer !

 

Il y a un an de cela, surprise, nous trouvions madame le maire de Charleville-Mézières au côté de Didier Herbillon, lors de sa tradtionnelle cérémonie des voeux à la mairie de Sedan. Quelques jours plus tard, lors du même exercice à la communauté de communes, voulant rassurer les élus locaux, il leur expliqua que ce rapprochement n'engageait nullement cette collectivité et qu'elle n'était qu'un acte volontaire de la ville de Sedan, même si celui-ci appelait évidemment de ses voeux l'élargissement de cette initiative.

 

Un peu de politique fiction. Imaginons la conversation entre les deux maires des communes Sedanaise et Carolomacérienne début 2010.

 

Didier : "Bonjour Claudine, alors, on fait quoi maintenant ?"

Claudine : "On fait ce qu'on a dit. On investit ensemble sur des projets structurants"

Didier : "Génial !"

Claudine : "Super !"

Didier : "T'as des sous ?"

Claudine : "pas une flèche, pas un kopek" (sans doute en hommage des communistes du conseil municipal !) 

Didier : "Ben, pareil ! , on fait comment alors ?"

Claudine : "Je sais pas"

Didier  : "Oh oui, mais c'est bien sûr ! utilisons nos communautés respectives !"

Claudine : "Oh oui !! quelle bonne idée ! on réfléchit pour eux et ils paient tous ensemble de manière solidaire et démocratique !"

Didier : "Après tout, tout le monde profitera de ces nouveaux investissements, c'est normal qu'ils participent !"

Claudine : "Bien dit !"

 

Bref, un an plus tard, nous voici à nouveau réunis dans la salle de la communauté de communes du Pays Sedanais et là, oh surprise ! plus question d'engagement volontaire de la part des communes, c'est la CCPS tout entière qui s'engage, de gré ou de force, vers un rapprochement des deux villes. Ce n'est pas encore dit comme cela, patientez un peu !

Ce qui me dérange à nouveau dans ce genre de conduite, c'est moins l'objectif que la forme et les moyens pour y parvenir. Une nouvelle fois, les élus des villes centrales vont décider de ce qui est bien ou mal pour l'ensemble et tout le monde devra payer solidairement.

Charleville-Mézières et Sedan, à un degré moindre, ne disposent d'aucune latitude budgétaire. Nous sommes en pleine incertitude sur les revenus fiscaux des communes suite à l'impréparation quasi totale de la décision politique prise par le gouvernement de supprimer la taxe foncière.

Cela devrait tout de même poser question aux élus des communes des agglomérations Sedanaise et Carolomécérienne : avons-nous seulement vocation à executer les décisions de développement des villes centres et sommes-nous, à terme, condamnés à devenir des immenses résidences dortoirs sources de fiscalité ?

 

Je préfèrais la méthode de l'an passé, basée sur le volontariat, mais, entre temps, je pense qu'une conversation (plus sérieuse que celle ci-dessus !), a amené les maires des villes centres à passer outre et à enclencher la vitesse supérieure. 

Mon raisonnement, un peu simpliste, je l'accorde, devrait également nous conduire à réfléchir au mode d'élection des élus communautaires. Si cette collectivité est amené à prendre une telle emprise sur notre vie courante, il serait souhaitable que les élus la composant soient choisis de manière plus directe par les électeurs.

A suivre.

Repost 0
Published by Olivier LAURANT - dans Communauté de communes
commenter cet article
4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 13:39

5En ouvrant le quotidien de ce jour, je lis l'espoir affiché du maire de Sedan de voir une fiscalité plus équilibrée entre la ville-centre et sa périphérie. que faut-il en déduire ?

Celui-ci ne pouvant parler qu'au nom de sa commune, il n'existe pas trente six solutions. Soit la ville de Sedan réduit la fiscalité qui pèse sur les ménages et propriétaires Sedanais afin de rendre plus attractive cette belle ville, soit elle demande aux  maires des communes alentours de faire exploser le niveau de leurs impôts locaux pour rééequilibrer la balance avec Sedan.

Il faut rappeler que le niveau d'imposition de chaque commune est la résultante d'années de gestion d'équipes municipales successives. Par exemple, A Glaire, pour contenir le niveau d'impôt, malgré les lourdes charges d'entretien  de ses infrastructures, de ses écoles, de ses églises, de ses routes sur les trois villages, la commune a du se résoudre à défigurer une bonne partie de son paysage pour devenir le poumon économique du Sedanais et en tirer les bénéfices qui en découleraient.

Personne à l'époque ne s'est pressé pour prendre la place de Glaire lorsqu'il s'est agit d'accueillir la plus grande zone industrielle du Sedanais. Encore aujoud'hui, il faut savoir que c'est Glaire qui reçoit les déchets du Sedanais sur son territoire. Prochainement, il se pourrait bien que nous soyons même contraints (affaire à suivre...) de recevoir en plein lit majeur de la Meuse une station de stockage de boues...

Tout cela pour dire que ce genre de déclaration qui tendraient à sous entendre que les petits se désolidarisent du gros sont largement discutables. Chacun porte son fardeau. Chacun a sa part de charges et de contraintes sans avoir obligatoirement les recettes qui vont avec.

 

A choisir entre des zones pavillonnaires et des industries parfois classées Cevezo, les communes du Sedanais ont fait à l'époque leur libre choix. Aujourd'hui, on ne peut pas revenir sur les décisions qui ont façonné notre fiscalité depuis des dizaines d'années ou les remettre en cause sur le simple constat de la situation actuelle. Il fut un temps où Sedan fut une ville trés riche, trés trés riche et ou, dans le même temps, il n'y avait pas l'eau courante à Iges qui était pauvre, trés pauvre. A l'époque, Glaire fut solidaire en choisissant d'accueillir sa voisine ... par solidarité, pas par décret préfectoral.

 

Encore une fois, je ne peux pas reprocher à Didier Herbillon dont j'apprécie ses qualités et sa pugnacité de défendre sa ville, d'autant plus que j'y suis né et que je participe autant que faire se peut à son rayonnement. Je tire simplement la sonnette d'alarme en disant, attention ! il ne faudrait pas que la sauvegarde de Sedan passe obligatoirement par la ponction de ses voisines.

Que Sedan défende auprès de l'Etat la nécessité qu'il l'aide à son relèvement, c'est la moindre des choses en regard de ce qu'elle a subi, mais, par contre, que cela se fasse au détriment de ses voisines au risque de transformer le reste du Sedanais en une banlieue dortoir sans vie et sans ambition, je ne peux pas être d'accord.

Un jour viendra peut-être où les législateurs décideront, par souci de rationalité, d'efficience, et que sais-je encore, que les communautés de communes pourront décider à la place des communes. Ce sera alors la fin de la démocratie de proximité. On résonnera par territoire, l'individu sera sans importance, seule la globalité sera importante.

Nous serons alors bien peu de choses...

A suivre !

Repost 0
Published by Olivier LAURANT - dans Communauté de communes
commenter cet article
28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 14:13

comcom

Il y a quelques jours, je reçois un mail de la part d'un conseiller communautaire qui me fait part de son étonnement de voir les décisions ou, pour le moins, avis, de l'une des commissions à laquelle nous étions l'un et l'autre présents, totalement effacés de la présentation faite par le président de cette même commission lors de grand messe mensuelle.

Vous ne connaissez pas la grand messe mensuelle ? C'est une sorte de chambre d''enregistrement lors de laquelle on demande en échange d'un sandwich SNCF et de quelques euros de dédommagement à des conseillers communautaires pas trés au courant des sujets traités, de bien avoir l'obligeance de valider le travail en commissions, tout au moins c'est ce que pensent la grand majorité.

En réalité, et c'est ce qu'à découvert mon collègue, les décisions sont prises par quelques uns, tout en haut, et jamais trop loin du bourg centre, comme dans toutes les EPCI !

Sans vouloir "flinguer" les présidents de commission en place, je me permettrai de dire que la plupart ont gagné leur siège en récompense à leur allégeance et à leur fidélité. Bien naifs ceux qui croient qu'une présidence de commission s'obtient en raison de compétences ayant trait à cette même commission !

La répartition des présidences permets même parfois à quelques grosses communes d'offrir une indemnité d'élus à un conseiller municipal qui n'a pas eu accès à un poste d'adjoint au sein de sa municipalité.

Ainsi, faute de compétences suffisantes, les commissions deviennent des paravents. Les administratifs, dont j'ai pu constater qu'ils avaient bien du mal à ronger leur frein lors des réunions, tant ils avaient envie de mener les débats à la place des présidents, possèdent seuls les compétences.

Ce ne sont certainement pas des rigolos dans mon genre qui péseront sur les débats. au mieux, nous sommes des empêcheurs de tourner en rond (comme lors de la fameuse réunion pour laquelle nos remarques n'ont pas été reprises), au pire des emmerdeurs qui retardons l'heure de la soupe avec nos questions dérangeantes.

Comment voulez-vous qu'un gars comme moi, avec quinze années de direction dans des PME PMI, et un poste d'adjoint au maire à Glaire, je puisse avoir un avis sur une implantation de batiments à Glaire ? pas possible !

Comment voulez-vous q'un gars dans mon genre, président d'association sportive comptant parmi les plus importantes du Sedanais, je puisse emettre un avis avisé sur le mode de répartition des subventions ? allons allons ! un peu de sérieux !

Enfin, comment voulez-vous que je puisse me permettre la moindre remarque dans le secteur de l'insertion professionnelle alors que je ne suis que directeur d'insertion professionnelle dans l'une des structures les plus performantes du département ? Quelle outrecuidance !

 

Voilà, sur le mode de l'humour, je réponds à mon collègue : oui, nous sommes des pions.

C'est paradoxal mais, même si ce fonctionnement ne peut pas me satisfaire, je dois dire que j'ai tout de même l'impression que Didier Herbillon et Eric Amsili ont conscience, tous les deux, qu'ils jouent avec l'argent du contribuable et qu'ils sont respectueux de cet état de fait.

Je ne m'en prendrai donc pas à eux mais à un système mis en place au niveau de l'Etat et qui a favorisé l'éclosion de toutes ces baronnies où les présidences de commission sont des sucres d'orge et où les conseiller communautaires sont des pantins ... qui aiment les sandwichs SNCF !

Cela changera-t'il un jour ?

A suivre !

 

 

Repost 0
Published by Olivier LAURANT - dans Communauté de communes
commenter cet article

Le Blog D'olivier Laurant

  • : Le blog d'Olivier Laurant - Centriste Ardennais
  • Le blog d'Olivier Laurant - Centriste Ardennais
  • : Billets d'humeur d'un Centriste libre.
  • Contact

Recherche