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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 07:40

Le président du MoDem, François Bayrou, propose de consulter "les Français eux-mêmes par référendum" sur l'inscription dans la Constitution, souhaitée par Nicolas Sarkozy, d'une maîtrise des déficits publics, dans une interview au Monde daté de dimanche-lundi.

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi une révision de la Constitution qui imposera notamment "à chaque gouvernement issu des urnes de s'engager pour cinq ans sur une trajectoire de déficit".

François Bayrou rappelle "qu'inlassablement" il a "défendu le principe d'une disposition constitutionnelle qui empêche les déficits de se creuser". Il souligne que sa "proposition était d'écrire qu'à partir de l'année 2015, par exemple, les déficits de fonctionnement ne seront pas admis, sauf pour combattre ou prévenir une récession".

Il propose "que la modification constitutionnelle soit décidée par les Français eux-mêmes, par référendum". "Si des gouvernements ultérieurs estiment nécessaire de rompre avec cette règle de prudence, ils ne pourront le faire sans avoir à leur tour demandé l'accord du peuple", poursuit-il.

Le président du MoDem attribue la propension française aux déficits à "l'idée profondément ancrée que l'inflation, à un moment donné, viendra effacer l'ardoise" et au fait que "nous vivons dans la frénésie du court terme".

"Devant chaque accident de la vie, il faut +débloquer+, comme on dit, des milliards. Et en effet, on n'a pas arrêté de débloquer, à tous les sens du mot", dit-il.

Comme on lui demande si la "rigueur est inéluctable", il répond: "Nous sommes entrés dans le temps des choses sérieuses. On nous a fait vivre dans l'illusion que l'Etat pouvait répondre à toutes les demandes à partir de ressources qu'il n'avait pas. C'est fini".

"Il est bon que notre pays ouvre les yeux devant la réalité".

 

J'approuve pour ma part la position de François Bayrou et ce, pour deux raisons.

La première parce qu'une telle décision requiert obligatoirement de la part des Français une prise de conscience des responsabilités et des conséquences qui en découleraient et qu'un référendum provoquerait inévitablement des débats susceptibles d'éclairer les citoyens sur ce sujet souvent trop peu traité.

 

Le seconde parce que Nicolas Sarkozy ne dispose pas des deux tiers du parlement pour faire adopter une telle décision et que, à deux ans des présidentielles, faire adopter une telle révison par le parti socialiste, relève de la science fiction.

D'ailleurs, je soupçonne Nicolas Sarkozy de parfaitement savoir ceci et de proposer une telle intiative en connaissance de cause. Il faut dire qu'en matière de déficits publics, il n'a pas besoin qu'un gouvernement de gauche lui en remontre, il sait parfaitement faire tout seul !

A suivre !

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Published by Olivier LAURANT - dans Déficits de l'Etat
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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 19:20

gilles-carrez-isf-budget-bouclier-fiscalCe matin, en partant au travail, j'ai eu la bonne idée d'écouter Europe 1. Gilles Carrez, le rapporteur du budget était interwievé par Jean-Pierre Elkabach.

Je dois dire que je connaissais peu le bonhomme. Il m'a fait trés bonne impression. Pas un de ces sbires du Président, porte flingue à la FrédéricLefèbvre ou mielleux à la Xavier Bertrand.

Rappelant l'endettement de l'Etat qui atteint cette année 80% du produit intérieur brut Français (PIB) alors qu'il ne représentait que 21% en 1980 sous le gouvernement Barre, Gilles Carrez a confirmé l'absolue nécessité de réduire la progression des dépenses publiques dont nous sommes les recordmans mondiaux.

Evidemment, ces dépenses expliquent en grande partie la qualité de nos services publics et le rôle d'amortisseur social pendant la crise que nous subissons. Toutefois, elles ne doivent pas occulter l'obligation d'être plus attentifs à leur progression.

De même, il a rappelé la necessité de mettre fin à toutes les niches fiscales et sociales qui font que trop de recettes potentielles sont exonérées. Il faut savoir ce que l'on veut. On ne peut pas réclamer une Etat providence et dans le même temps, faire la course à l'exonération.

Enfin, concernant l'épineux problème du bouclier fiscal, élevé au rang de symbole du Sarkozysme flamboyant (époque Fouquet's), celui-ci, comme tous les Centristes, prône sa suppression au même titre que l'ISF, impôt largement aussi imbécile que le bouclier.

Reste à savoir si l'auteur du rapport Carrez de 2006 qui alertait déjà le gouvernement sur l'Etat d'endettement de la France aura comme pouvoir pour appliquer ce que j'ai entendu ce matin à la radio.

Depuis 35 ans, rares sont les politiques qui ont choisi de mettre de côté les prochaines échéances électorales et l'opinion publique au profit de l'avenir et de la sauvegarde du système économique à la Française.

D'ailleurs, en conclusion de l'entretien, Gilles Carrez indiquait que le meilleur moment pour supprimer l'ISF était le début de la mandature en raison des idéologies qui dominent souvent les débats et empêchent toute réforme de ce type.

Nous voilà déjà en 2012. En attendant, la dette s'accumule sur le dos des générations futures ....à suivre !

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 17:29

rigueur-quand-tu-nous-tiens 1227038582Depuis quelques jours, c'est haro sur le gouvernement qui a osé prononcé le mot "rigueur".

"Mais non Olivier, c'est pas vrai, il n'ont pas dit vraiment celà." me dira le militant UMP de peur de prendre un coup de fusil à sa prochaine partie de chasse.

"Ah les salauds, ils vont nous faire payer le prix fort toutes leurs erreurs avec leur rigueur !" retorquera le second, en bon militant socialiste qu'il est.

 

Quel est le problème avec ce mot "rigueur" ?

Faut-il s'excuser après des années de laisser-aller, de gabégies, de cadeaux fiscaux à l'électorat du vainqueur, qu'enfin, une lueur de lucidité fasse qu'un gouvernement se décide à resserrer les cordons de la bourse, et à faire ce que tous nous sommes obligés de faire depuis des années ? Etre responsable.

 

Ceci étant dit, je partage la préoccupation de ceux qui ne refusent pas ce tour de vis mais qui s'inquiètent de savoir qui va le supporter et, en premier lieu, si ce ne sont pas les plus fragiles ou les classes moyennes (de plus en plus moyennes) qui vont encore trinquer.

 

La rigueur, c'est être responsable, c'est être avare de fantaisies, de cadeaux inutiles, c'est dépenser à bon escient, là où le besoin est vital, là où la solidarité nationale est obligatoire, là où l'investissement est facteur de croissance.

Etre responsable, c'est arrêter avec ce bouclier fiscal qui plombent le climat entre les Français, c'est arrêter avec les avantages surdimensionnés des uns au détriment des autres.

 

La rigueur, c'est la recherche de l'équilibre sans partir bille en tête dans des dépenses inconsidérées dictées par les évènements médiatiques du moment. A ce titre, Nicolas Sarkozy a donné dans le genre depuis des années et il faut se féliciter que son premier ministre François Fillion est enfin droit de citer.D'ailleurs, pour le coup, il est à parier que le premier ministre se retrouve cette fois-ci en première ligne !

 

Si la rigueur doit être synonyme de retour à la responsabilité politique et si elle doit obliger les pouvoirs à peser chacune de leur décision en regard des conséquences, parfois désastreuses, pour les générations à venir, alors, je suis pour la rigueur, et je souhaite que le gouvernement en place soit capable de mener cette difficile décision jusqu'au bout du mandat de celui qui a si peu fait preuve de rigueur jusqu'à présent.

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 20:13

JacquesJEANTEURAprès tant d’années d’inconscience à gauche comme à droite, voici enfin le temps de la rigueur, seule espérance possible pour éviter le cataclysme. François Fillon a annoncé le gel sur 3 ans des dépenses publiques, la suppression de certaines niches fiscales et l’Europe semble comprendre enfin qu’il faut des règles communes pour vivre ensemble. Depuis le gouvernement de Raymond Barre de 1986 à 1991, les présidents Mitterand, Chirac et Sarkozy ont tous choisi le laisser-aller. Au niveau des collectivités locales, le même scénario s’est reproduit. L’endettement a grimpé fortement quelque soit le parti au pouvoir et les frais de fonctionnement se sont emballés.

            Au niveau de l’Etat, la gauche a distribué sans compter : retraite à 60 ans, 35 heures… et la droite a aussi distribué mais sélectivement. Dans les deux cas, on a joué sur la dette pour distribuer des avantages. Alors que la dette est colossale, on voudrait nous faire croire que le mot rigueur ne doit pas être prononcé. Comme le dit François Ernenwein dans « La Croix » : « A vrai dire, la nécessité d’agir n’est plus discutée. C’est l’urgence des mesures à prendre qui fait désormais débat. Et le retard pris face à la crise grecque l’a aggravée…Mettre de la rigueur, au sens rigoureux du mot, là où elle avait fini par manquer, devrait suffire pour parer à l’urgence. Après, les réformes pourront commencer à se déployer dans leur totalité. Pour qu’elles soient efficaces, il faut qu’elles soient équitables, accompagnées d’un contrôle renforcé des marchés financiers et d’une politique des revenus cohérente. » Les réactions de plusieurs leaders socialistes et de certains responsables syndicaux sont inquiétantes. Le problème n’est plus de distribuer à crédit dans l’espoir d’une hypothétique croissance. Chirac était le spécialiste des budgets en hausse tablant sur des taux de croissance irréalistes. La croissance ne se décrète pas. Elle se mérite. Aujourd’hui, la situation nous impose de remettre en cause les avantages acquis sur le dos des générations futures au travers de la dette. Il faut à la fois travailler plus par semaine et travailler plus longtemps. Nous avons la chance de vivre beaucoup plus longtemps, ce n’est donc pas dramatique de travailler autant que nos parents. Avant tout, il faut que les efforts soient répartis. Le bouclier fiscal doit être supprimé dans les plus brefs délais. Il faut également que l’Europe se dote au plus vite d’une politique économique et financière commune. L’heure du fédéralisme a enfin sonné. Le repli sur soi est toujours cause de drames. Il faut que François Fillon ne cache pas cette nécessité de rigueur durable. Il avait eu le courage de dire en septembre 2007 : « La France est un pays riche qui heureusement a des ressources qui lui permettent de faire face à l’avenir, mais l’Etat est dans une situation critique. » François Fillon a une approche barriste de la gestion d’un pays et j’apprécie son courage. Il n’a pas encore été libre de redresser le pays, car Nicolas Sarkozy a préféré la fuite en avant à la rigueur. Le fait que ce soit François Fillon qui soit en charge du plan de rigueur permet de retrouver un peu confiance dans ceux qui nous dirigent. Espérons que notre Président saura écouter enfin son premier ministre et qu’il aura l’humilité nécessaire pour ne pas donner de leçons aux autres, en oubliant de regarder l’état du pays qu’il dirige de manière ultra personnelle depuis 3 ans.

Il convient de rappeler que de 1978 à 1981, sous Raymond Barre, la dette était stabilisée à 22% du PIB. Elle est passée à 66% en 2006. Sur la période 1981-2006, la gauche a été 15 ans au pouvoir et a augmenté la dette de 1,1 point de PIB en moyenne par an. La droite a été au pouvoir pendant 10 ans et a augmenté la dette de 2,8 points de PIB en moyenne par an. En 2010, la dette devrait atteindre 83,6% du PIB, alors que les critères de Maastricht ont mis le seuil à 60% du PIB.  On voit à ces chiffres que le mot rigueur n’est pas exagéré. Plus nous tarderons à le prononcer, plus elle sera longue et forte.

 

                                                                       Jacques JEANTEUR

                                                                     Président du  Mouvement  Démocrate Ardennes

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 23:14

images-copie-1Article paru dans "Le Point" du 31 mars 2010

 

"Le déficit et la dette française frôlent des niveaux abyssaux. Sous l'effet de la crise et du plan de relance, le déficit public de la France a explosé à 7,5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009, tandis que la dette a bondi à 77,6 % du PIB, des records historiques qui devraient encore être battus cette année.
(...)
La dette publique, quant à elle, a bondi à 1.489 milliards d'euros. Après 67,5 % du PIB en 2008, elle continuerait de s'envoler à 83,2 % en 2010 puis jusqu'à 87,1 % en 2012, avant de commencer à refluer lentement. La limite fixée par les traités européens en la matière est de 60 % du PIB.

Les "niches fiscales" dans le collimateur de la Cour des comptes

Selon un communiqué des ministères de l'Économie et du Budget, la dégradation du déficit par rapport à 2008 est "intégralement liée aux effets de la crise mondiale" qui a provoqué un effondrement des recettes fiscales et nécessité des dépenses supplémentaires pour soutenir la croissance. Contrairement à la Cour des comptes, qui estimait en février que la hausse historique du déficit n'était pas uniquement due à la crise, mais aussi à la gestion du gouvernement qui n'a pas maîtrisé suffisamment les dépenses pour compenser les baisses d'impôts et notamment la multiplication des "niches fiscales
".
(...)"

 

A la lecture de ces déficits sans cesse en augmentation, on ne peut que se remémorer la candidature en 2007 de François Bayrou qui, seul, avait pris au sérieux les risques à venir de tels déficits.

On peut également se demander au regard de tels chiffres comment Nicolas Sarkozy peut encore s'arc bouter sur le Bouclier fiscal qui, s'il n'est qu'une infime partie du déficit, n'en demeure pas moins un symbole fort de la protection des plus aisés au détriment des plus faibles et ce, sans aucun contrôle de l'efficacité économique d'une telle décision.

A ce titre, je me félicite que la totalité des Centristes, d'où qu'ils viennent, soient unanimement contre le maintien d'un tel dispositif.

Cette protection fiscale est d'ailleurs tout autant imbécile que l'ISF. Ces deux décisions politiques ont été prises en regard de considérations populistes, électoralistes et clientélistes sans reflexion quant à leur véritable retour sur investissement.

Le vrai courage que propose le Centre uni est d'en finir avec l'ISF qui plombe le Patrimoine Français et les initiatives économiques, d'en finir avec le bouclier fiscal qui surprotège des revenus dont auraient bien besoin le budget de l'Etat pour limiter son déficit et qui donne un mauvais signal aux Français.

Après cette difficile crise, le courage sera, enfin, de prendre au sérieux la nécessité de revenir à des déficits budgétaires n'hypothéquant pas l'avenir du pays. Heureusement, le taux de natalité des Françaises nous permet d'espérer une issue moins désastreuse que nos voisins Européens en véritable panne de natalité. Jacques Marseille, récemment décédé, voyait en ce taux de natalité la possible planche de salut du pays.

A suivre... 

 

 

 

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