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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 12:24

P1150580.JPGCinq ans plus tard, nous voilà une nouvelle fois devant la même équation.

Mauvais en math, la dernière fois, j'ai choisi la solution de facilité en rendant une copie vierge : j'ai voté blanc. Nous avions besoin d'affirmer notre indépendance face à une droite qui n'avait vraiment pas besoin de nous et une gauche menée par l'un des plus piètres finalistes depuis le début de la cinquième république.

Cette fois-ci, la donne n'est plus la même.

La gauche et François Hollande vont remporter haut la main les élections d'ici quelques jours.

Le Centre est sorti encore plus affaibli qu'il ne le fut il y a cinq ans. Quel paradoxe pour nous qui n'avons jamais été aussi respecté.... repoussé, mais respecté !  *

La gauche nous adoooore. Nous sommes polis, respectables, ne pouvons pas leur nuire et acceptons de nous faire envoyer ch.. depuis 5 ans par les deux camps omnipotents. Le top !

Nous ne soutenions pas la droite et attendions poliment que les socio démocrates de gauche daignent faire un signe. Il n'en fut rien.

A droite, c'est un autre style. On adooooore également les centristes quand ils ferment leur g..., ne font pas de bruit et votent sans faire de remarques désobligeantes pour leur candidat. A ce titre, Hervé Morin est parfait. Il rue de temps en temps dans les brancards mais une petite claque sur les fesses et otut rentre dans l'ordre.

 

Ainsi, au soir du premier tour, j'étais devant ma télé, comme des millions de centristes, un peu fatigué de voir à quel point la politique doit être caricaturale pour payer. Mélenchon s'est rangé dérrière Hollande, fermant définitivement la porte à nos rêves de social démocratie tandis que Sarkozy entamait sa danse du ventre devant les électeurs du Front National dont je maintiens qu'une grande partie d'entre eux sont des simplets, un peu rougeots.

Et nous ?

La tentation fut forte de voter une nouvelle fois blanc, un nouveau "non choix" pour cinq ans. Rapidement, j'ai exclu cette hypothèse. Nous n'avons plus à prouver notre indépendance d'esprit. Nous avons payé plus cher que tous les donneurs de leçon en disparaissant, scrutin après scrutin de quasiment toutes les collectivités locales et de tous les hémicycles. Il est si facile au PS ou à l'UMP de se porter en donneurs de leçon. Seul le Centre a maintenu son indépendance au prix de sa quasi-disparition, au profit d'un bipartisme qui va donner d'ici quelques jours un impératif de réussite jamais connu auparavant.

Voter blanc à chaque élection, ne serait-ce pas devenir un peu anarchiste ? me suis-je dit !

Il fallait donc choisir.

François Hollande est un homme intelligent, sympathique et de gauche

Nicolas Sarkozy est un homme vif, responsable, pas sympathique voir puant et de droite.

Evidemment, vu sous cet angle, le choix est vite fait. Je vote à gauche et, à la manière d'un Morin et consorts en 2007, je vais ensuite voit le gagnant en lui disant que j'ai été bien gentil afin qu'il me lâche un nonosse.

Ce n'est franchement pas mon caractère.

Je suis donc revenu à mes fondamentaux pour faire mon choix. Je suis pour plus de travail, contre les 35 h réglementés par la loi, pour le droit de travailler plus et plus longtemps, contre l'obligation de partir à la retraite sur ordre et pour que l'on puisse choisir de partir plus tôt. Je suis pour la règle d'or instituant l'impossibilité de voter un budget de fonctionnement en déficit. Je suis pour le fédéralisme. Je suis contre l'augmentation du cout du travail qui stigmatise otujours plus les salariés les plus modestes qui ne peuvent suivre la demande de otujours plus rentabilité consécutive à la hausse du cout du travail. Je suis pour la liberté d'entreprendre.

Je suis également pour l'ouverture de nos frontières aux hommes et aux femmes qui ont envie de participer à la vie de notre pays, je suis pour la hausse de la TVA afin de protéger notre production et notre système de protection sociale à la française.

Fort de tout ces points, un problème majeur s'est présenté : la course de Sarkozy après les voix de Le Pen. Cette course me débecte d'autant plus que l'autre camp se livre au même cirque, arguant qu'une partie de cet électorat franchouillard et aviné vient de gauche. Ben tiens, fais ce que je te dis, pas ce que je fais.

Les deux  camps étant aussi faux-c.. sur le sujet, je prends donc mon parti de choisir Nicolas Sarkozy, tout simplement parce que le socle de mes valeurs de fonctionnement de notre économie est plus à droite qu'à gauche.

Les socialistes diront que je ne suis plus centristes et les umpéistes diront que je suis revenu dans le droit chemin. Parfois, c'est vraiment triste la politique.... à suivre.  

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 11:19

1-francois-bayrou-stands-between-senator-jean-arthuis-and-dHier soir, les chiffres du premier tour ont ramené à la triste réalité de la politique de terrain, les utopistes centristes que nous sommes.

Nous sommes persuadés que le politique s'honore à parler des sujets qui fâchent, à régarder la vérité en face, à ne pas créer de halos de fumée devant les embuches. Les résultats nous ont pourtant rappelé que jeter l'anathème sur l'étranger, sur l'Europe, sur les riches, et d'une manière générale, sur l'autre, est bien plus porteur que de savoir se remettre en cause et compter avant tout sur sa capacité à se relever par l'effort.

L'aventure débutée avec l'UDF en 2005 par le vote d'une motion de censure à l'encontre du gouvernement  Villepin semble être aujourd'hui à un tournant.

Sept années de prise d'indépendance ont placé le centre au niveau naturel où il se trouve tradtionnellement, ni plus, ni moins. Simone Veil ou Pierre Méhaignerie avaient atteint ce score pour d'autres échéances.

La vraie différence réside dans le non choix de second tour proné depuis 5 ans.

La gauche ne veut pas du Centre et la droite, constatant notre position d'indépendance, se tourne vers sa propre droite où le volume de réserve de voix est à présent sans commune mesure avec la nôtre.

Et nous ?

eh bien nous resterions comme des c... au milieu du gué, plein de bonnes intentions, plein de compétences à mettre au service du pays, mais sans espoir de participer à quelques aventures que ce soient faute d'accepter d'accords de second tour.

Le Centre a objectivement quasiment disparu des Conseils généraux, des Conseils régionaux, des Conseils municipaux des grandes communes, exceptées quelques aventures individuelles ou quelques laboratoires d'essai ça et là dans le pays.

Alors, quelle attitude adopter dans quinze jours. Voter blanc comme la dernière fois ? ...

L'autre solution va être de "prendre ses responsabilités". Je crois que cette fois-ci François Bayrou va choisir entre un François Hollande, homme intelligent, conciliateur mais résolument décidé à choisir une politique de gauche ouverte à tous les déficits fatals au pays et un Nicolas Sarkozy, certes destructeur d'une certaine image de la droite, humaniste et ouverte, mais qui représente également une forme de responsabilité et un volontarisme sans faille.

En tout état de cause, je souhaite que nous ne fassions pas comme tous les vautours de la politique qui ne choisissent leurs alliances qu'en fonction du gain à recevoir en retour et que nous fassions plutôt un choix courageux , en conscience, qu'elle que soit les conséquences en terme d'image.

Nous ne sommes pas des extrêmistes, le pays en a assez comme cela, alors ne nous enfermons pas dans une indépendance jusqu'au boutiste. 

A suivre ... avant le 6 mai.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 17:01

bayrou 2012C'est le moment, c'est l'instant ! Après de longues semaines d'hyper activité professionnelle, élective et associative, me voici de retour, avec bonheur sur mon blog.

J'aurais tant aimé réagir de manière plus prompte sur tant de sujets qui m'ont horrifié depuis que la campagne présidentielle s'est éloignée du sujet qui aurait dû représenter le centre des intérêts : l'endettement du pays, les conditions de son redressement et les moyens de protéger notre système social à la Française tout en préservant et même en améliorant sensiblement notre compétitivité sur les marchés internationaux.

Il n'en fut rien.

Avec un savoir faire qui me laisse pantois, les candidats ont réussi l'exploit d'allumer suffisamment de contre feux pour que le principal devienne accessoire et vice versa.

Avant de dire pourquoi je voterai dimanche, avec force et conviction, pour François Bayrou, alors même que je n'ai jamais appartenu au Modem, parti que je fus en mars 2008 de la nouvelle UDF et revenu au côté de Jean Arthuis à l'Alliance Centriste en 2010, je vais me livrer à un rapide tour d'horizon des protagonistes en lice.

Commençons par les plus comiques ou les plus tristes selon l'humeur du jour.

A l'extrême gauche, nous aovns eu droit à nos traditionnels azimutés. Cette fois-ci, ce fur la passionaria Nathalie Arthaud et le sympathique Philippe Poutou. La prmeière parait habité par le diable, le second est digne d'un film de "boules" à la Marc Dorcel !! Dans les deux cas, ils se rejoignent sur un point : ils rêvent du grand soir, de la révolution, il sont utopiques à l'extrême et, à ce titre, complétement décrédibilisés.

Je passe rapidement sur le cas de Jacques Cheminade, dont je n'ai toujours pas réussi à détemriner s'il était vraiment dingue ou alors, si intelligent qu'il serait le seul à se comprendre, tel le messie lors des premiers jours de prêche. Gratiné le bonhomme !

Suivent ensuite les deux extrêmistes "soft". Pourquoi soft ? me direz-vous. Eh bien, ils ont réussi tout deux à rendre audible pour un quart des français ce qui conduirait à l'asile dans bien des démocraties européennes et mondiales. D'un côté, Marine Le Pen, digne héritière de son père, avec le rouge à lèvre en plus, qui a réussi a banalisé l'intolérance, à décompléxer le pequenaud, le petit raciste du dimanche. De l'autre, Jean-Luc Mélenchon, formidable orateur, vainqueur toute catégorie de la fumisterie, capable d'énoncer n'importe quelle thèse farfelue avec l'aplomb d'un Maréchal de France. Il est actuellement le plus dangereux parce que le plus capable de faire passer des idées délirantes alors même qu'il n'y croit pas lui-même une seconde.

Il aime, il adore le pouvoir.

Pour Nicolas Dupont-Aignan, nous voilà dans la tradition du candidat de droite qui prend sa branlée de premier tour. Un classique du genre. Une sorte d'extrême droite pas dangereuse qui décomplexerait ceux qui craignent d'être démasqué un bulletin FN dans les mains. Au delà de cela, je le crois par contre trés sincère dans ses convictions et sans aucune arrière pensée. Ce qu'il propose est à côté de la plaque, c'est tout. Au moins, choisit-il des sujets sérieux.

Aaaaaahh, Eva Joly. Je n'ai toujours pas compris comment les verts ont pu choisir une telle candidate, si ce n'est par une hallucination collective !! Elle s'est plantée de a à z. Jamais dans le tempo, elle restera sans doute comme l'une des plus belles erreurs de casting.

Restaient alors pour moi trois candidats.

J'ai voté Hollande à la primaire. La charte des valeurs socialistes ne me pose aucun problème de conscience. C'est un homme intelligent, plein d'humour et largement capable de gouverner le pays. Reste le problème de son programme... et là, ça coince sérieusement. augmentation du SMIC, suppression de la hausse de la TVA, embauche de 60000 fonctionnaires, etc etc, on croit rêver ! Comment un homme si intelligent peut-il se résoudre à débiter tant de mensonges pour être élu ? son programme est mort né. Il ne mettra pas le pays en situation de banqueroute et ne pourra donc pas appliquer sa politique. Une question s'en suit alors : quelle politique inventera-t-il dans l'urgence ?

Ce n'est pas sérieux.

Nicolas Sarkozy correspond à ma famille de pensée économique, fiscale, de valeurs de travail et d'efforts. Problème. cette famille, je l'ai quitté avec son avènement. Incapable de prévoir, de planifier, de construire dans la durée, celui-ci a toujours préféré la réaction à l'action. Impulsif, il a fait montre d'un manque de maitrise de soi. Quel gachis lorsque l'on mesure ses capacités, notamment pour traiter de usjets courageux ou pour maintenir à flot l'image du pays. Trop sûr de lui, il a foulé au pied la démocratie chrétienne, les valeurs humanistes, la tolérance ou la solidarité, considérant les membres de cette famille de pensée comme le croupion de l'UMP.

 

The last one.

En 2009 ou 2010, j'étais bien loin de penser que je ferais à nouveau avec tant de convictions la campagne de François Bayrou. Ses années erratiques, sans ligne claire pour son parti, si ce n'est cette obsession du "ni ni", quitte à disparaitre de toutes les assemblées électives, m'avait fait jeter l'éponge.

C'est grâce à Jean Arthuis, homme droit et sans concession pour les fantaisies politiques, que j'ai pu cheminer, deux ans durant vers un retour progressif et assuré à la candidature de François Bayrou.

Nonobstant ses défauts, il a été le seul durant cette campagne à réhausser sans relâche le niveau du débat de cette campagne. Les français lui en sont grées avec un taux de sympathie de plus de 70 %. Il a été le candidat de la responsabilité, celui du traitement de la dette, celui de la nécessite de la reconquête du "produire en France", celui du fédéralisme européen, celui de la vérité sur la fin des niches fiscales, sur la nécessité de serrer les obulons, de ne pas engager de nouvelles augmentations budgétaires.

Plus simplement, François Bayrou a été le Raymond Barre de cette campagne. En 1988, trop jeune de 6 mois, je n'avais pu voter pour cleui qui est mon exemple en politique. Depuis 24 ans, chacun reconnait qu'il fut une chance manquée pour le redressement du pays.

Dimanche, j'irai donc voter pour le Raymond Barre de 2012, celui qui ne ment pas, celui qui n'a pas peur de regarder la vérité en face, celui qui ne prend pas les électeurs pour des boeufs qui iraient à l'abattoir, halal ou pas, sans rechigner : François Bayrou.

C'est un choix raisonné. Je ne vous demande qu'une chose : faites de même dimanche.

A suivre, dimanche à 20h .... ou plus tôt !!

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:37

MORIN-SARKO.jpgVoilà, fin de la récréation. Le dernier "gros" candidat vient de se déclarer (à la surprise générale !!) et avec lui, le bal des désistements s'accélère.

Christine Boutin devait faire exploser la République avec ses déclarations fracassantes si elle ne pouvait pas se présenter. On a même craint le pire : elle a failli rejoindre Bayrou ! Finalement, la prêcheuse des prisons est rentrée à la niche faire coucouche panier auprès de son maitre. Surtout n'y voyez aucune connotation SM, ce n'est qu'une image !

Quant à ce cher Hervé Morin, sa tentative de candidature lui a cruellement rappeler la longueur de sa laisse depuis qu'il est allé un petit matin de 2007 rendre allégeance au roi dans l'entre deux tours.

Nicolas Sarkozy veut bien des centristes ... surtout de leurs électeurs.

D'ici quelques jours ou quelques semaines, faute de moyens, Dominique de Villepin devrait faire de même. Je mets de côté Nicolas Dupont-Aignan dont on peut lui reconnaitre une certaine forme d'indépendance, sans haine, contrairement à Dominique de Villepin mais comparable à François Bayrou.

 

Ainsi, Marine Le Pen représentera la droite de la droite, Nicolas Sarkozy, la droite ...de la droite, François Hollande, la gauche (et rien que la gauche, dites : "je le jure" !), Jean-Luc Mélenchon, les révolutionnaires décompléxés (faut avouer qu'il est quand même trés fort le bougre) et Eva Joly, les écolos qui ne se seront pas suicidés devant la médiocrité de leur candidate.

Et au milieu de tout cela, voilà François Bayrou avec un espace totalement libéré au Centre où les partisans de Borloo ou de Morin auront le choix entre accepter l'abdication de leur poulain respectif ou la rebellion par le vote orange et où, de l'autre côté, les socio-démocrates auront le choix entre François Hollande et la promesse annoncée d'une improbable coalition avec le Front de Gauche (on croit rêver) ou de peser afin que la raison l'emporte et qu'un gouvernement d'union nationale se fasse au centre.

Car la vraie question est là : que veulent les français ?

Veulent-ils que l'ensemble du pays se serre les coudes pour redresser la barre ou veulent-ils qu'un camp gagne sur l'autre pour être épargné par les efforts nécessaires au détriment de l'autre moitié du peuple ?

Ce choix, François Bayrou, relayé par Jean Arthuis et d'autres, l'a fait depuis longtemps. Il faut un effort collectif, uni, pour que nous nous en sortions tous ensemble. C'est une utopie de croire que le pays supportera un nouveau mandat partisan et irresponsable.

Le Grêce l'a fait, on a vu le résultat.

A suivre.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 12:07

bayrou-2012.jpg

AAA la queue leu leu, AA+ la queue leu leu, tout le monde s'écharpe AA+ la queue leu leu !

Nous y sommes.

Le triple A est enterré et avec lui les dernières illusions d'une France qui serait exempte de tout effort pour redresser ses finances et son économie pour éviter la banqueroute.

Nicolas Sarkozy a été élu sur un programme qui faisait clairement fi des problématiques d'équilibre budgétaires. On peut même dire qu'il était pour le moins arrogant vis à vis de nos ^partenaires européens en déclarant qu'ils ne dicteraient pas sa conduite en la matière. On a vu le résultat.

Les sujets brulants ont bien été traités mais jamais avec le recul et la profondeur nécessaire. Le temps de travail reste insuffisant, les coupes budgétaires mal choisies mais pourtant insuffisantes, la réforme des retraites en forme de demi-molle ce qui me fait dire que nous y retourneront avant la fin du prochain quinquennat et enfin, malgré des réformes insuffisantes, il s'est mis à dos une grande partie de l'opnion publique par des lois délirantes tant elles étaient mal à propos comme le paquet fiscal (loi TEPA) ou encore lé réforme de la taxe professionnelle et j'en passe.

De son côté, François Hollande se retrouve dans la même situation que ses prédécesseurs socialistes, coincé entre les adorateurs du grand soir anti-capitaliste (il en existe encore !) et les sociaux démocrates. A ne pas trancher entre les deux, le voilà pris dans une spirale d'indécision, manquant totalement de cohérence. Ainsi, on peut se retrouver aussi bien avec Benoit Hamon qu'avec Emmanuel Valls pour défendre son projet. Ce n'est plus un grand écart, c'est un viaduc.

 

Ces deux favoris vont encore descendre dans les intentions de vote à mesure que la campagne va avancer.

Reste deux candidats.

Marine Le Pen n'a absolument aucune idée de la manière dont elle gouvernerait. Ses propositions, aussi démagos soient elles, sont toutes plus délirantes les unes que les autres. Seuls les désespérés voteront pour elle. Cela pourrait bien atteindre 20% au premier tour. Sans espoir de l'emporter, ce vote est le plus inuntile qui soit. Tout juste un défouloir,le vote Le Pen permet juste à une frange de la droite populaire de se décomplexer sur quelques thèmes bien vaseux.

 

Reste Bayrou. Il est en train de gagner en crédibilité à la vitesse grand V.

Depuis bien longtemps, la plupart des politiques le respect pour son esprit d'indépendance et la justesse de ses analyses. D'Attali en passant par de Closets, par un économiste ou observateur politique avisé ne prone pas l'union nationale dérrière les objectifs d'équilibre budgétaire et de redéploiement de la puissance éocnomique française.

A ce titre, François Bayrou est, sans effort, le plus légitime puisqu"il ne varie pas d'un iota depuis des années.

A gauche, les vieilles habitudes empêchent pour l'instant les ralliements vers le Centre. A droite, l'UMP prend l'eau de otute part. Les ralliements à Bayrou vont aller crescendo.

La majorité présidentielle de Bayrou n'est plus un sujet tabou. Sa majorité sera large, trés large. Les sujets qu'il traite ne permettront pas aux politiques raisonnables de ne pas le rejoindre.

Je prends donc les paris d'une victoire de François Bayrou avec des soutiens qui tourneront le dos aux deux candidats favoris dès le lendemain du premier tour.

 

Avec la perte du triple A, il n'est plus d'actualité de mentir aux français, les parlementaires rejoindront Bayrou AAA la queue leu leu.

AAA suivre ! 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 13:24

le-president-nicolas-sarkozy-s-paris- -afp-thomas-coex-4fb0Janvier 2010, pour faire taire les mauvaises langues, ceux qui n'y connaissent rien et qui faisaient rien qu'à l'embêter à propos de son bouclier fiscal et autres imbicilités du genre, l'hyper président avaient alors répondu : "vous en faites pas les gars, le chômage va baisser fin 2010, c'est moi qui vous le dit".

Du coup, on étaient tous rassurés. en plus, le toutou à son pépère, ce bon Xavier Bertrand, en avait remis une couche quelques jours plus tard.

Evidemment, quelques mois plus tard, une nouvelle fois les incantations divinatoires de l'hyper président et de ses sbires (avec une mention toute particulière à Nadine Morano, qui, en quelques mois, a réussi a supplanter tous les autres par sa mauvaise fois, sa suffisance et son absence totale de discernement, un modèle du genre !) se sont avérés un poil légères.

Il semblerait, je dis bien il semblerait, sans vouloir être désagréable, que le président se soit méchamment vautré et qu'il ait une nouvelle fois manqué une occasion de se taire et de la jouer "plus modeste".

 

La réalité est que depuis 5 ans, Nicolas Sarkozy et ses gouvernements successifs s'évertuent à nous bourrer le mou en expliquant qu'il n'y a pas d'autre voie que la leur et que toutes les autres sont frappés du sceau de l'irresponsabilité. Eh bien non ! Il y avait d'autres solutions que de détaxer les charges pesant sur les heures supplémentaires, de baisser le niveau de fiscalité des plus hauts revenus, de faire une demi réforme des retraites, etc...

Quand tout va mal, il faut savoir se retrousser les manches, accepter de dire que la priorité n'est pas d'augmenter les salaires ou de protéger les plus nantis ou certaines corporations (le pompon allant à l'abaissement de la TVA pour les restaurateurs. Avez- vous déjà vu un restaurateur partir en Chine ? Dans le même genre d'idées, quelqu'un connait-il un restaurateur qui aurait embauché après cette baisse de TVA ? ... no comment).

A gauche, ce n'est pas beaucoup plus brillant. L'utopie des 35h a fait son oeuvre. Le cout du travail est devenu tellement élevé qu'il a exclu toute une large partie de la population qui n'a plus comme avenir qu'une succession de contrats aidés. Ces mêmes contrats aidés dont le chiffre croit sans cesse depuis trente ans à mesure que l'on baisse la durée légale du temps de travail et que l'on transforme le travail en un véritable graal, l'obsession de tous : trouver un travail.

L'équation est simple : plus un salarié coute cher à l'entreprise, moins on est tolérant, plus il doit être productif, efficace, rentable et j'en passe. A contrario, il a fallu inventer dans le même temps des emplois précaires pour "stocker" ceux qui se sont retrouvés sur le carreau.

Qu'à-t-on fait des ouvrières textiles, des cantoniers, des métallos, où sont passés tous ces emplois peu qualifiés mais techniques, qui permettaient à tous d'avoir un travail et de créer de la richesse pour le pays, d'assurer les retraites et le financement de la sécu ?

Que ce soit la détaxation des heures supplémentaires d'un côté ou la baisse continu du temps de travail de l'autre, ces deux politiques ont eu pour réusltat la précarisation ou le renforcement de l'exclusion d'une grande partie de la population.

Le cout du travail non aidé est devenu trop élevé. Il faut le baisser et faire peser son cout sur la consommation.

Le vrai courage politique, ce ne sera pas l'imprécation à la Sarkozy ou les mensonges idéologiques à la Aubry, le vrai courage, ce sera de revenir à un temps de travail plus long pour le même salaire (qui redonnera de la compétitivité aux PME et permettra d'embaucher à nouveau des emplois devenus à présent trop chers), le vrai courage, ce sera d'augmenter la TVA et baisser les charges salariales, le vrai courage, ce sera de travailler plus longtemps pour préserver les retraites de nos enfants, le vrai courage se sera de taxer le capital, y compris des successions pour sauvegarder celui du travail. Donner la priorité au travail sur le capital, permettre aux entreprises de se développer, particulièrement celles qui favorisent l'emploi de main d'oeuvre.

Les citoyens ont avant tout besoin de redresser la tête. Rien ne remplace un emploi pour redonner de la fierté à un ménage. Le reste n'est que bavardages ou mensonges comme le fit le Président en janvier 2010  en annonçant la baisse de chômage sans aucune raison tangible.

Pendant longtemps, le jeu des présidentielles a consisté à raconter le plus de bobards possibles pour être élu. Celui qui en 2007 avait annoncé avec 5 ans d'avance ce qui se passe actuellement, avait refusé d'entrer dans ce petit jeu. Pour François Bayrou, 2012 sera l'ultime chance de remettre le pays sur les rails. Pas de promesses fumeuses : ce sera dur, il faudra travailler plus et plus longtemps, faire des efforts et se serrer la ceinture. A ce prix, nous sauverons notre sytème de protection social à la Française.

Les syndicats et les corporations devront accepter d'arrêter de défendre ceux que l"on voit le plus pour penser à la masse silencieuse qui souffre et que l'on maintient sous perfusion avec des aides sociales et des contrats aidés.

Ce sera beaucoup d'effort pour arrêter d'avaler des couleuvres comme celle de la hausse du chômage.

Les Françaic en auront-ils le courage ?

A suivre en 2012.

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 15:57

Francois-Bayrou_scalewidth_630.gifPas facile d'être objectif quand on est supporter, exercice difficile, donc intéressant. Alors, allons-y !

Tout d'abord, concernant l'mission par elle-même. Hormis David Pujadas, trois crans en dessous des autres, j'ai trouvé les interlocuteurs bien à leur place. David Pujadas paraissait vraiment léger au milieu de cela. N'est pas impertinent qui veut.

A présent, concernant François Bayrou. Sur la forme, rien à dire au niveau de la présentation. Il a clairement une posture de présidentiable. Il apparait comme crédible. Au niveau du phrasé, quelques petits accrochages, mais ils correspondent à sa vie, son vécu, sa personne, c'est parfait !

Sur le fond, et donc le plus important. L'analyse des deux journalistes en fin d'émission m'a semblé assez juste. Le constat de François Bayrou sur la situation actuelle est trés pertinent, les pistes à suivre le sont tout autant, par contre, au niveau des solutions, on était pratiquement que dans la déclaration d'intentions.

Rien de choquant dans tout cela. Nous sommes à cinq mois des élections et l'équipe de campagne vient seulement de se mettre en place. au niveau économique, il dispose d'ailleurs sans doute de la meilleure équipe et de loin, des futurs candidats.

Tout de même, il va rapidement falloir argumenter et chiffrer plus précisément les éléments d'économie budgétaure avancé par le candidat hier soir sauf à donner l'impression d'être uniquement dans la posture et incapable de mettre en musique la partition annoncée.

Dans l'ensemble, c'était une bonne rentrée, sans plus. Son potentiel est énorme, on l'a senti hier. A aucun moment, il ne tombe dans la caricature, à aucun moment, il ne se présente en diviseur des français, à aucun moment, il n'annonce des lendemains qui chantent dans le simple but d'être élu. Il est responsable.

J'attends avezc impatience la montée en puissance.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 12:46

bayrouPlus sobre, je ne pouvais pas !

Et pourtant, le titre, s'il n'est pas tout à fait exact (ça fait tout de même une bonne dizaine d'années qu'il est en campagne notre cher François !), reflète bien ma pensée.

Alors que nous sommes livrés en pature aux agences de notation qui, il est vrai, ne pourront plus repousser bien longtemps la sanction de dizaines d'années d'errements budgétaires, les deux partis dominants ont entamé le classique duel destructeur consistant à récuser tout ce que l'autre propose, en annonçant la fin du monde si son concurrent arrive au pouvoir.

Mais enfin, de qui se moque-t-on ? Lequel pourrait avoir l'outrecuidance de donner des leçons alors même qu'ils présentent chacun à leur tout, année après année, des budgets en déséquilibre sous de falacieux prétextes n'ayant pour objectif que de servir leur électorat en vue de la prochaine élection.

2007 fut un nouvel exemple de cette méthode affligeante consistant à arroser l'électorat pour le fidéliser tout en oubliant les conséquences désastreuses qu'ele engendrait pour les finances publiques. La loi TEPA fut une belle connerie. Les réformes présentées par la suite, aussi courageuses fussent-elles, n'ont jamais compensé ce gaspillage.

François Bayrou avait prédit dès 2007 le cataclysme qui se profile à l'horizon. A Sedan, le 1er avril 2006, il annonçait que les difficultés allaient s'accumuler telles les nuages avant la tempête.

Son discours, s'il fut séduisant, ne pu rien face aux monceaux d'annonces démagogiques de ses adversaires.

Aujourd'hui, le président Sarkozy doit défendre un bilan en "demi-molle". Des réformes courageuses mais non abouties (la réforme des retraites n'est pas suffisante, la rigueur budgétaire ne l'est pas assez non plus, le temps de travail n'a pas été allongé, etc...) De son côté, François Hollande va devoir se dépétrer de sa gauche qui continue à croire qu'en se cachant les yeux, tous les problèmes vont disparaitre. Il n'est pas sorti de l'auberge avec des zouaves pareils !

François Bayrou n'est jamais entré dans ce jeu destructeur. Il est au dessus de la mélée. Il ne propose pas un projet pour arriver au pouvoir, il propose un projet pour gouverner la France et lui permettre de relever le défi de sa survie.

La rigueur budgétaire, la formation et l'enseignement mise au rang de priorité nationale, la décentralisation des pouvoirs décisionnaires, le fédéralisme Européen, le repeuplement industriel et productif de la France, le retour nécessaire au "made in France". Tout ces points n'ont aucune visée électoraliste. Ils sont la condition nécéssaire à la survie du pays.

Les Français vont dans les prochains mois découvrir un homme droit dans ses bottes qui, seul, peut regarder sans honte ce qu'il a déclaré en 2007.

Pour cette raison, je félicite Jean Arthuis et d'autres comme Philippe Folliot qui voient au delà des conséquences électoralistes de leur soutien à François Bayrou pour privilégier l'avenir de la France, en appelant à voter François Bayrou aux prochaines élections présidentielles.

Bayrou sera le président du rassemblement, pas celui du consensus mou ou du clientélisme. Il annonce des efforts et peu de réjouissances. Les Français décideront  ou pas de l'élire selon qu'ils choisiront de poursuivre l'expérience de l'enfoncement ou celui du renouveau.

A suivre.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 10:01

herve-morin-sakineh.jpgQui se souviendra de l'acte de candidature d'Hervé Morin d'ici quelques années, pour ne pas dire quelques mois ? Peut-être lui, guère plus. S'il y a bien une candidature dont on se demande quelle finalité elle peut avoir autre que de permettre à un ego de se satisfaire, c'est bien celle-ci.

Appendice assumé de l'UMP depuis 2007, le Nouveau Centre a une légitimité à partir du moment où elle souhaite présenter une image de centre-droit pesant dans la politique de la majorité. PAr contre, comment peut-elle exister (alors qu'elle ne pèse pas plus de 4 à 5 % de l'électorat) en affirmant haut et fort que, quoi qu'il arrive, quel que soit le projet du candidat SArkozy, elle appelera à voter pour lui.

Au moins Jean-Christophe Lagarde ou Yvan Lachaud ont-ils une logique en se désolidarisant de la candidature Morin.

Ce n'est pas être partial de dire que seul la candidature Bayrou a un sens. Il a des défauts, certes, mais il représente réellement une alternative. Il a refusé pendant 5 ans toutes les perches électorales, qu'elles soient de droite ou de gauche. Il est indépendant.

Hervé Morin, à contrario, est en train de scier la branche sur lequel il vit depuis 5 ans. Sa scission d'avec Bayrou se justifiait pas l'envie d'entrer au gouvernenment et de tenter de faire pencher la balance au centre. Sa candidature l'exclue de ce positionnement mais ne lui donne pas pour autant l'indépendance qu'il renie depuis 2007.

Pour moi, Hervé Morin s'est suicidé en Normandie, pas loin des falaises !

En toute chose, il faut être cohérent. Si sa position n'était pas la mienne, au moins se défendait elle jusqu'à hier. Aujourd'hui, il est devenu incohérent et a montré son véritable visage : celui d'un homme qui voudrait être calife à la place du calife au centre.

Etre leader, c'est un métier, il va l'apprendre durement dans les jours à venir. Et en matière de traitrise, il en connait un petit rayon...

A suivre ! 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 13:19

Bayrou - ArthuisComme en 2007, François Bayrou est largement en retard sur cadors du PS et de l'UMP que sont François Hollande et Nicolas Sarkozy. Et pourtant ...

En octobre 2006, il atteignait à peine 5% et ce sont les débats et la campagne qui lui avaient permis de décoller avec, il faut bien le dire, l'aide précieuse de Ségolène Royal, qui avait fait fuir une partie de l'électorat centre gauche du PS.

En octobre 2011, voilà notre candidat centriste à 9%. On ne peut pas dire que cela soit la couverture médiatique qui le propulse ainsi.

Je prédis simplement que les incertitudes économiques, sociales et budgétaires vont chaque jour qui passe mettre plus en avant les programmes politiques responsables et les dirigeants qui n'ont eu de cesse de mettre en garde contre ce qui semble à présent inéluctable : un programme drastique de réduction des déficits accompagné d'un recentrage de l'Etat vers le principal : l'éducation et l'impulsion économique nécessaire à lal utte contre le chômage, fléeau de notre société.

A ce titre, François Bayrou, soutenu je le osuhaite par Jean Arthuis, peuvent clamer haut et fort leur antériorité sur le sujet et rassembler ainsi une large partie de la population dérrière leur projet.

François Bayrou n'a pas fini de monter dans les sondages. 18% en 2007, parti de 5%, combien en 2012 ?

A suivre !

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